Simōn & Mimush : “Aux soirées, sans visuels il n’y a aucune atmosphère”

Afin de s’intéresser à tous les métiers de l’audiovisuel, nous voulons partager les témoignages des personnes qui travaillent dans la musique. Les réalisateurs racontent leurs histoires en images ? Eh bien les musiciens racontent les leurs en son. L’un des postes clés d’un projet, le mariage du son et de l’image procure à chaque fois des moments plus riches en émotion.

Cette semaine, c’est au tour du duo Simon Jacquemin et Gautier Frattaruolo, alias Simōn et Mimush de présenter leur univers musical et montrer l’importance de l’audiovisuel dans leur domaine.

Simon Jacquemin, aka Simōn, est un jeune homme de 28 ans, venant du sud de la France qui vit actuellement à Paris. Aujourd’hui, il commence sa carrière de DJ et s’occupe à plein temps de son label H24 Records.

Gautier Frattaruolo, aka Mimush, a 27 ans et vit entre Bandol (sa ville d’origine) et Paris. Après avoir arrêté ses études supérieures, il a enchaîné des jobs de saisonniers à l’étranger. Désormais, il s’occupe de ses projets H24 Records et Sium.

Quand et comment avez-vous commencé à faire de la musique ?

Simon : Quand j’étais plus jeune, mes parents m’ont inscrit au Hautbois, le conservatoire de Toulon, afin de suivre des cours de solfège. Sinon depuis septembre dernier, je me suis mis au logiciel Ableton.

Gautier : En ce qui me concerne, j’ai commencé la musique sur Ableton live vers l’âge de 15 ans.

Qui sont les artistes et les styles musicaux qui vous inspirent ?

Simon: Pour ma part les styles musicaux qui m’inspirent sont le Hiphop, la minimal, la house et la musique du monde (latine et orientale).

Gautier : Pour moi, les artistes qui m’inspirent sont Ricardo Villalobos, Raresh, Traumer, Fabe, Alci et pleins d’autres !

Comment vous vous êtes rencontrés et pourquoi avez-vous décidé de former un duo ?

Simon : Ons’est rencontrés dans le sud de la France, en soirée, il y a 5 ans. Nous nous sommes revus à Ibiza l’été dernier, où l’on a parlé production sérieusement, pour enfin nous revoir à Paris.

Gautier : Puis on a commencé à faire du son ensemble en mélangeant nos deux styles. Maintenant, on a hâte que le confinement se termine pour que l’on puisse aller se confiner de nouveau mais cette fois dans notre studio !

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans le domaine de la musique ?

Gautier : En ce moment, à cause du confinement, c’est difficile de se sortir du lot à cause du nombre de musique qui sort tous les jours.

Simon : Sinon, nous faisons du son sans se prendre la tête et sans pression pour le partager afin que les gens puissent kiffer !

Pouvez-vous nous parler de votre label H24 Records ? Quels sont vos rôles/missions et les difficultés pour créer et gérer le label ?

Gautier : On a décidé de fonder H24 Records pour partager notre amour et notre passion pour la musique mais surtout pour mettre en évidence les jeunes talents de la scène électronique internationale, tout en alliant les artistes les plus talentueux.

Simon : Nous gérons tous les deux le label, on prend les décisions ensemble mais compte tenu que Gautier travaille, je m’occupe beaucoup de la promo et de trouver les artistes. C’est beaucoup de travail et d’investissement personnel, mais pour le moment, c’est surtout un gros kiff, surtout quand on a de bons retours !

Que pensez-vous du lien entre la musique et l’image/visuel ?

Simon : Mélanger les deux en soirée est une obligation car sans visuel il y a aucune atmosphère !

Par quels moyens souhaitez-vous donner une identité visuelle à ton label ?

Gautier : On a déjà la charte graphique qui est assez basique mais très efficace ! Nous sommes aussi en train de créer un site web qui sera dédié à la distribution de nos futures sorties.

Simon : On cherche à travailler avec des artistes locaux et/ou underground pour faire les macarons et les pochettes de nos vinyles ; mais surtout à bosser avec quelqu’un dans le milieu de la vidéo pour pouvoir faire des clips en accord avec la musique que l’on fait. Nous sommes en train de bosser dessus petit à petit.

Que pensez-vous des lives diffusés sur les réseaux sociaux ?

  • Les impacts négatifs : à cause du confinement, il y a eu une explosion des lives. Il y en a tellement qu’on a malheureusement pas eu le temps de tout regarder.
  • Les impacts positifs :  c’est une bonne façon de faire kiffer les gens

Pensez-vous qu’un clip sur de la minimal/microhouse d’une durée de plus de 10 minutes pourrait intéresser les adeptes de ce style de musique ?

Gautier : Oui si le clip est bien trippy et surtout en accord avec la musique, ça ne peut que faire kiffer les gens qui vont le regarder.

Quels sont vos projets pour 2020 ?

Simon : On vient de monter notre duo mais parallèlement on bosse aussi avec notre pote Mikolai, où l’on va former un trio appelé 2MS. On a prévu des sorties sur certain labels en solo et en duo, mais surtout des sorties sur notre label et on a hâte que ça sorte !

MIMUSH
SIMŌN
H24 Records

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