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Julie Depardieu nous raconte l’incroyable histoire de Misia Sert

Ce jeudi 11 novembre 2021, à l’occasion du Festival Notes d’Automne, qui se tient actuellement dans la ville du Perreux sur Marne en région parisienne, Road to Cinema a eu l’immense bonheur de s’entretenir avec la comédienne Julie Depardieu qui y jouera le fabuleux spectacle « Misia, Reine de Paris »

Bonjour Julie, comment allez-vous ?

Bonjour Clémentine, ça va très bien !

Cet après-midi, nous vous retrouvons sur scène pour la 13ème édition du Festival Notes d’Automne, où vous y jouer l’œuvre de Baptiste Rossi, un texte qui décrit à merveille la vie incroyable de « Misia, Reine de Paris », en quoi est-ce important de continuer à transmettre son histoire ?

La vie de Misia Sert est vraiment incroyable ! C’est fou d’imaginer comment cette petite femme avait dans son salon tous les personnages les plus intéressants de son époque… en peinture, en littérature, en musique, ils étaient tous là ! TOUS ! Elle avait avec eux des rapports véritablement intimes, amicaux… Elle a été peinte par les plus grands peintres de son temps… Renoir, Bonnard, Vuillard, Toulouse Lautrec qui évidement étaient tous amoureux d’elle ! Ce n’était pas une « cocotte », pas du tout ! C’était une muse, une inspiratrice… Très célèbre à son époque… à Paris au début du 20ème siècle… Elle est exposée dans les plus grands musées du monde et aujourd’hui en France… personne ne la connaît vraiment… Juliette Hurel (flûtiste), Hélène Couvert (pianiste) et moi même voulons réparer cet oubli !

Misia était donc une véritable muse pour de nombreux artistes brillants de son époque. Satie lui dédie les Morceaux en forme de poire, Ravel, La Valse, Stravinsky lui offre une partition annotée du Sacre du printemps, et j’en passe ! C’est quand même dingue ! Pourquoi était-elle si inspirante ?

C’est ce qu’on essaye de percer ! Le mystère du charme de Misia… Car elle en avait du charme… ça c’est sur… mais comme chacun sait, le charme est une qualité difficile à saisir… Impossible à définir… comme si vouloir l’expliquer… C’était à coup sûr la manquer… Le charme est invisible comme la musique et les parfums… qu’on ne peut ni voir ni toucher… Il n’est rien mais il opère… C’est pour ça qu’on parle de Misia avec de la musique… en musique… celles de Faure, Debussy, Ravel, Stravinsky, Poulenc

Julie Depardieu, Juliette Hurel et Hélène Couvert devant le portrait de Misia Sert

Quelle est votre anecdote préférée la concernant ?

Une anecdote que j’adore et qui dit beaucoup sur Misia… (Et elle n’est même pas dans notre spectacle !) mais Misia était une excellente pianiste et un jour elle a voulu aider Marcelle Meyer a avoir un peu plus de reconnaissance. Misia organise alors pour elle un concert où elles jouent toutes les deux en 4 mains… puis chacune séparément. Le lendemain, toute la presse ne parlait que du jeu extraordinaire de Misia alors qu’elle n’était même pas pianiste professionnelle ! Et rien sur Marcelle ! Misia attirait toute la lumière sur elle ! Son charme irrésistible encore !?

Hier, vous m’avez confié que vous auriez adoré naitre dans les années 1800 comme Misia, pourquoi ? Qu’est-ce que cela raconte de vous et de vos similarités avec Misia Sert ? 

Je ne sais pas si j’ai des points communs avec Misia mais son histoire et son époque me touchent énormément ! Quelle vie ! Quelle dimension ! Je ne suis pas sure qu’aujourd’hui il y ait des équivalents à Misia, des femmes avec un tel pourvoir et un tel rayonnement !  

Votre lecture est accompagnée avec justesse par vos partenaires de plateau Juliette Hurel, flûtiste et Hélène Couvert, pianiste, n’est-ce pas parfois bouleversant de jouer aux côtés d’une aussi belle symphonie ? Que ressentez-vous sur scène ?

Oh la la ! Sur scène, j’ai souvent des frissons partout tellement j’aime le jeu de mes 2 acolytes qui sont de grandes musiciennes et qui sont en plus de vraies meilleures amies… Elle se connaissent depuis longtemps. Elles ont beaucoup joué ensemble… On s’entend très bien ! On est très heureuses d’évoquer chacune à notre manière piano/texte et flûte une petite partie de Misia.

Juliette Hurel, Julie Depardieu et Hélène Couvert

Chez Road to Cinema on adore véhiculer des messages d’encouragement à nos abonnés pour conclure nos entretiens, alors quel conseil pourriez vous donner aux jeune.s comédien.ne.s qui se lancent dans leur carrière ?

Écouter de la musique !!! Classique évidement ! N’ayez pas peur de l’immensité ! Et souvent les chanteurs et chanteuses d’opéra sont les meilleurs acteurs du monde ! Écouter vous verrez !

Merci beaucoup Julie pour votre temps. On a hâte de vous retrouverAvez-vous des sorties artistiques prochainement ? Où peut-on se réjouir de vous retrouver ?

A Monaco où je fais Le carnaval des animaux… des casse-noisettes… à l’Orchestre de Mulhouse pour Pierre et le Loup et des concerts de midi où l’on invite les gens à aller à l’opéra… Ce sera Carmen en décembre et à la télé pour Alexandra Elhe, je ne sais pas quand !? Mais 2 sont prêts ! Et au cinéma avec Zai Zai Zai, un film fou et très réussit avec Jean-Paul Rouve qui vit un cauchemar éveillé dans un monde assez proche du notre ! Merci !

Toute la programmation DU FESTIVAL NOTES D’AUTOMNE EST DISPONIBLE sur SON site internet OFFICIEL : festivalnotesdautomne.fr

Demain à 21h, retrouvez Mathieu Kassovitz sur scène aux côtés de Pascal Amoyel, musicien et directeur artistique du Festival Notes d’Automne au Grand Théâtre du Centre des Bords de Marne pour la première de leur spectacle « La poésie sauvera le monde »

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